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Comment mettre en œuvre une obligation de retour au bureau sans compromettre ce qui fonctionne (Guide 2026)

Spécialiste en marketing de contenu

Dernière mise à jour le 2 juillet 2026

La décision est donc prise. Quelqu’un a fixé le nombre de jours, et c’est désormais à vous de faire en sorte que cela fonctionne : vous assurer qu’il y ait suffisamment de bureaux pour toutes les personnes que vous avez convoquées, élaborer une politique qui ne fasse pas paniquer les gens, bien gérer la communication pour éviter que cela ne déclenche une polémique, et maintenir un taux de présence élevé dès la troisième semaine.

Si c'est à peu près votre situation, ce guide de mise en œuvre de l'obligation de retour sur site (RTO) s'adresse à vous, généralement responsable d'un lieu de travail ou des installations, travaillant en collaboration avec les RH. La plupart des articles sur le RTO débattent de l'opportunité de le mettre en place, mais celui-ci passe tout cela sous silence et va directement à l'essentiel : comment s'y prendre :

  • Quelle sera la contrainte ?
  • Ce qu'il faut régler avant de faire l'annonce
  • un plan de déploiement par étapes
  • l'outillage RTO dans les moindres détails
  • et les aspects propres au Canada dont presque personne ne parle (le mandat fédéral, la LPRPDE)

En bref

  • Commencez par faire le calcul de l'espace disponible. Si vous imposez un nombre de jours de présence au bureau supérieur au nombre de postes de travail disponibles, la mesure de retour au bureau sera déjà compromise dès la première semaine.
  • Déterminez le nombre de jours en fonction de l'objectif que vous poursuivez. Deux ou trois jours bien organisés permettent d'atteindre l'essentiel de ce que souhaitent les dirigeants, tout en présentant moins de risques d'attrition que quatre ou cinq jours.
  • Mettez-le en œuvre par étapes, sur une période de 8 à 12 semaines: évaluez la situation, définissez la politique, aménagez les locaux et les équipements, communiquez, lancez le projet, puis évaluez les résultats et apportez les ajustements nécessaires.
  • Les solutions de gestion des bureaux se déclinent en quatre catégories: la réservation de postes de travail et de salles, les capteurs de présence, la gestion des badges et des accès, et la gestion des visiteurs. Commençons par la réservation.

En quoi consiste une obligation RTO et quelles sont les exigences prévues pour 2026 ?

Une obligation de présence au bureau revient essentiellement à ce qu’un employeur impose à ses collaborateurs d’être présents sur place un nombre défini de jours par semaine, leur retirant ainsi la liberté de choix dont ils disposaient dans le cadre du télétravail et du travail hybride. Cette obligation fixe un seuil minimum : trois jours, quatre jours ou à temps plein. Déterminer ce nombre est facile, mais c’est à vous qu’il revient de faire en sorte que cela fonctionne et de fidéliser vos collaborateurs pendant ce processus.

Et les chiffres ont évolué assez rapidement. Une majorité des entreprises du classement Fortune 100, soit 54 %, souhaitent désormais que leurs employés travaillent cinq jours au bureau. Ce chiffre est en hausse par rapport aux 11 % enregistrés en 2024. Environ 34 % de l’ensemble des entreprises américaines ont adopté le travail à temps plein sur site. Et 69 % des employeurs contrôlent désormais la présence au bureau, contre 45 % l’année dernière.

Source : JLL

Donc, compter les personnes présentes est devenu tout à fait normal aujourd’hui, et c’est précisément ce qui soulève des questions en matière de vie privée.

Pourquoi les entreprises imposent-elles le retour au bureau (et quelles en sont les contraintes) ?

Il n’est pas nécessaire de remporter le débat philosophique pour mener à bien un déploiement, mais cela aide de savoir dans quoi on s’engage. Les dirigeants invoquent généralement trois raisons pour justifier le retour des employés :

  • collaboration
  • culture
  • productivité

La question de savoir si ces mesures permettent réellement d’atteindre ces objectifs fait toutefois l’objet d’un vif débat. Lors d’une table ronde organisée par la Wharton School sur le thème du RTO, Peter Cappelli, professeur de gestion, s’est montré plutôt sceptique quant à la pertinence des enquêtes du type « Je vais démissionner ». Il estime à environ 8 % l’écart entre les personnes qui déclarent vouloir partir et celles qui passent réellement à l’acte. Une précision qu’il convient de garder à l’esprit avant de céder à la panique face à ces statistiques inquiétantes.

Mais voici un point qui est souvent passé sous silence dans la plupart des débats, et qui provient de cette même table ronde. Cappelli l'appelle :

« Le gros problème dont les entreprises ne veulent pas parler. La plupart d'entre elles ont réduit leurs surfaces de bureaux, si bien qu'elles ne peuvent tout simplement pas faire revenir leurs employés cinq jours par semaine. Elles n'ont plus la place de les accueillir. »

Et son collègue Matthew Bidwell affirme que ces mesures « se heurtent sans cesse à des obstacles évidents, tels que le manque d'espaces de bureaux et de places de parking pour tout le monde ».

C'est là tout le problème. Le seul élément qui va faire échouer la quasi-totalité des mesures obligatoires, c'est tout simplement la capacité d'accueil physique : savoir s'il y a un bureau et une place de parking disponibles lorsque les gens se présentent.

C'est donc par là que commence ce guide.

Retour à l'aménagement des espaces de bureau : de combien de bureaux avez-vous besoin ?

Avant de faire la moindre annonce, vérifiez si votre bureau dispose de la capacité matérielle nécessaire pour assumer ce mandat. Je sais, c'est la partie la plus ennuyeuse, mais c'est aussi la chose la plus importante que vous aurez à faire.

Commençons par le ratio d'occupation des bureaux: l'effectif total divisé par le nombre total de bureaux disponibles. La plupart des entreprises hybrides se situent entre 1,4:1 et 1,8:1. Ainsi, un bureau de 400 personnes disposant de 250 bureaux affiche un ratio de 1,6:1, ce qui se situe largement dans la fourchette. Sur le papier, vous en avez suffisamment.

Mais cela pourrait ne pas fonctionner, selon votre mandat.

Ce ratio fonctionne lorsque la fréquentation est répartie sur toute la semaine. Une obligation a l'effet inverse : elle concentre tout le monde sur les mêmes jours. Si vous demandez à 400 personnes de venir quatre jours par semaine, elles ne s'étalent pas dans le temps, mais s'entassent le mardi, le mercredi et le jeudi. Votre pic réel pourrait donc atteindre 80 % de l'effectif un mercredi. Cela fait 320 personnes pour 250 postes de travail, et il vous manque 70 places lors de votre journée la plus chargée, même si la moyenne semblait satisfaisante.

Voici donc la règle : basez-vous sur votre jour de pointe, pas sur votre moyenne. Plus vous imposez de jours, plus vous devez vous rapprocher d'un rapport de 1:1, car une exigence plus stricte implique un pic plus élevé en milieu de semaine.

Faites vos propres calculs à l'aide du calculateur ci-dessous :

Calculatrice de bureau RTO

De combien de bureaux votre mandat a-t-il réellement besoin ?

Les commandes sont traitées le jour où l'activité est la plus intense, et non un jour moyen. Saisissez vos chiffres pour comparer votre pic d'activité en milieu de semaine avec les postes de travail dont vous disposez.

80%
Découvrez comment Elia gère cela

Pour vous assurer que tout va bien, voici quelques chiffres à surveiller :

  • Les bureaux hybrides performants affichent généralement un taux d'occupation des postes de travail compris entre 40 à 60 % lors d’une journée type. Si une politique imposée fait passer le taux d’occupation lors des jours de pointe bien au-delà de 80 % de manière systématique, les employés commenceront à se disputer les bureaux, et la situation deviendra un véritable désastre.
  • Et surveillez également votre taux d'absentéisme : si plus de 20 % des bureaux réservés restent inoccupés, vos chiffres vous induisent en erreur et vous élaborez vos prévisions sur la base de données erronées.

La solution consiste rarement à signer un bail plus important. En général, il suffit simplement de bien organiser le déroulement des opérations : échelonner les équipes en fonction des jours où elles interviennent, afin d’aplanir le pic d’activité, puis utiliser les données pour réduire les effectifs par la suite.

Avant d'annoncer votre politique de retour au travail : 4 points à régler

La plupart des lancements qui tournent mal échouent parce que l'annonce a été faite avant que l'on ait mis au point tous les aspects logistiques. Il faut donc commencer par régler ces points-là :

  • Le nombre et les modalités. Combien de jours, qui est dispensé, ce qui est considéré comme une journée au bureau, et la date de début. Notez dès maintenant les exceptions (comme les aménagements, les postes sur le terrain et les embauches à distance approuvées) afin de ne pas avoir à les inventer à la va-vite plus tard.
  • Les calculs spatiaux. Déjà abordés plus haut. Commencez par là, car toutes les autres décisions dépendent de la réponse.
  • Ce qui fonctionne déjà. Certaines équipes viennent déjà de leur propre initiative. D’autres préfèrent tout simplement le bureau. Il faut préserver cette présence volontaire. Une politique uniforme risque de ruiner insidieusement les bonnes habitudes que vous aviez déjà mises en place sans effort.
  • Qui est responsable de quoi ? Vous êtes en charge des locaux et de la logistique. Les RH s’occupent de la politique d’entreprise et des relations avec les salariés. Le service juridique est chargé de la conformité. Et les responsables veillent à son application au quotidien. Définissez clairement les responsabilités avant le lancement.

Un plan de mise en œuvre progressive de l'obligation de retour sur le lieu de travail

Voici un programme qui fonctionne bien ; il dure environ 8 à 12 semaines, selon votre corpulence et le nombre de sites que vous gérez.

Phase 1

Découvrez les faits

Semaines 1 à 2

Avant toute chose, faites-vous une idée précise de la situation avant d'entamer tout changement. Récupérez les données actuelles de fréquentation si vous en disposez, comptez le nombre réel de bureaux, de salles et de places de parking, et identifiez quelles équipes se regroupent quels jours. Si vous ne disposez pas encore de données sur le taux d'occupation, c'est le moment de commencer à les collecter, même de manière approximative. Vous ne pouvez pas adapter la taille d'un espace que vous n'avez jamais mesuré.

Phase 2

Définir la politique

Semaines 2 à 3

Définissez le nombre, les exceptions et la date de mise en œuvre en présence des représentants des RH et du service juridique. Consignez-le clairement par écrit. Une politique de retour au bureau claire est plus concise et rassurante que les rumeurs qui circulent en l’absence d’une telle politique. Si vous renforcez une politique hybride existante, précisez exactement ce qui change et pourquoi.

Phase 3

Aménagez l'espace et choisissez vos outils

Semaines 3 à 6

Si les bureaux ne sont pas encore en place, commencez par régler ce problème : organisez les équipes en quinconce, créez des « quartiers », et déterminez clairement la répartition entre les places attitrées et les places flexibles, car il est difficile de revenir en arrière une fois que les employés se sont installés. En parallèle, mettez en place les outils nécessaires pour que les employés puissent réellement réserver un bureau et que vous puissiez suivre ce qui se passe. Vous trouverez ci-dessous la liste complète des outils.

Phase 4

Communiquer

Semaines 6 à 8

Les gens sont bien plus enclins à accepter une mesure s’ils en comprennent la raison d’être et s’ils ont confiance dans le fait que les détails pratiques sont réglés. Si l’objectif est une collaboration difficile à reproduire lors d’appels vidéo, dites-le clairement. Répondez ensuite aux questions que les gens se posent : « Aurai-je un bureau ? Où vais-je me garer ? Puis-je réserver une salle pour la réunion à laquelle je suis désormais censé me présenter ? » Donnez-leur une date, une fourchette de temps pour se préparer et un moyen de poser des questions. L’expérience que les collaborateurs vivront au bureau dès la première semaine déterminera si cette nouvelle organisation va s’ancrer durablement.

Phase 5

Lancement

Semaines 8 à 9

Lancez le service, de préférence en faisant démarrer une équipe ou un étage un peu avant les autres, afin de repérer les problèmes évidents à petite échelle. Désignez une personne bien visible pour prendre les choses en main les premiers jours : accueillir les gens, réparer le lecteur de badges défectueux et régler le problème du bureau qui a fait l’objet d’une double réservation.

Phase 6

Mesurer et ajuster

En cours

Surveillez la fréquentation par rapport à la politique en vigueur, observez la fréquentation par jour et par zone, et apportez des modifications en fonction de ce que vous constatez. Si les lundis sont calmes et les mercredis pris d'assaut, c'est un problème que vous pouvez facilement résoudre. Considérez le premier trimestre comme une période de mise au point. Vous devrez procéder à des ajustements en permanence, ce qui est tout à fait normal.

Comment éviter de perdre vos meilleurs collaborateurs

Mal mise en œuvre, une obligation vaccinale risque de vous faire perdre précisément les personnes que vous souhaiteriez le plus garder. Une étude de l'université de Pittsburgh portant sur plus de 3 millions de professionnels des secteurs de la technologie et de la finance a révélé que les employés qualifiés sont 77 % plus susceptibles de quitter leur emploi après la mise en place d'une obligation vaccinale que les employés moins qualifiés, et que le taux de départs est également plus élevé chez les cadres supérieurs.

C'est le trajet quotidien, l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée, et le choc psychologique lié à la perte d'une routine qui fonctionnait très bien. Remplacer quelqu'un coûte cher aussi : cela représente souvent entre 6 et 9 mois de salaire, le temps de recruter et de former un remplaçant.

Alors, comment faire pour éviter de perdre trop de collaborateurs ?

  • prévoir un délai réel
  • rendre les déplacements au bureau moins pénibles
  • expliquez d'emblée pourquoi vous faites cela
  • Appliquez la règle de manière équitable, car rien ne suscite plus rapidement le ressentiment qu’une politique qui ne s’applique qu’aux personnes qui ne peuvent pas se défendre.

Retour aux logiciels de bureau : outils pour la gestion d'un mandat de retour au bureau

Parlons maintenant de l’aspect logiciel. Il faut garder à l’esprit qu’aucun logiciel ne pourra vous sauver d’une obligation de présence si vous ne disposez pas d’un nombre suffisant de postes de travail. Donc, si c’est là votre principal problème, veillez à vous procurer suffisamment de postes de travail avant d’imposer la présence au bureau. Une fois ce point réglé, les outils se répartissent en quatre catégories, et la plupart des équipes auront d’abord besoin de la première, avant de passer progressivement aux autres.

Les quatre catégories

  • Plateformes de réservation de bureaux et de réservation de bureaux et de salles (elia, Robin, Skedda). C’est l’élément central. Ces outils permettent aux collaborateurs de réserver un poste de travail pour leurs journées de présence obligatoire à partir d’un plan d’étage, et vous obtenez ainsi une idée concrète de la façon dont l’espace est utilisé au quotidien. C’est là que la plupart des équipes auront besoin d’aide en premier lieu, car c’est ce qui transforme les calculs d’espace en une expérience concrète pour les utilisateurs.
  • Intégrations de badges et d'accès ( Kisi, Verkada, Okta). Associez les données d'entrée à la vue d'ensemble de votre espace. Pratique pour la sécurité et pour obtenir des chiffres de présence fiables. Attention toutefois, c'est là que se posent les questions relatives à la vie privée.
  • Gestion des visiteurs (Envoy, SwipedOn, elia). Cet aspect est moins central dans le cadre d'une mission, mais la présence d'un plus grand nombre de personnes sur place implique généralement davantage de réunions avec les clients et d'entretiens. L'enregistrement des visiteurs, les notifications aux hôtes et le relevé des personnes présentes dans le bâtiment s'avéreront tous utiles.
  • Capteurs de présence (elia, VergeSense, Disruptive Technologies). Des dispositifs toujours actifs qui indiquent l’utilisation réelle par bureau et par salle. Les réservations vous indiquent ce que les utilisateurs avaient prévu de faire, mais les capteurs vous indiquent ce qui s’est réellement passé. Et ces deux informations divergent souvent, car les utilisateurs ne se présentent pas toujours.

Les critères à prendre en compte lors du choix

Le marché est saturé et la plupart des démos se ressemblent toutes. Voici donc quelques éléments qui distinguent véritablement les outils qui sont utilisés de ceux qui finissent par être abandonnés :

  • Il s'intègre là où les utilisateurs se trouvent déjà. Un outil de prise de rendez-vous doté de sa propre application et d'une connexion distincte passe inaperçu. Ceux qui connaissent un fort taux d'adoption fonctionnent directement au sein de Teams, Slack ou Outlook.
  • Plans d'aménagement en libre-service. En tant que responsable des locaux, vous devriez pouvoir déplacer un bureau ou modifier une zone en quelques minutes. Si chaque modification nécessite un ticket informatique ou l'intervention d'un spécialiste, vous vous exposez à un goulot d'étranglement permanent.
  • Des données d'occupation fiables. Les données de réservation seules sont surestimées, car il arrive que des personnes réservent sans se présenter. Si vous souhaitez optimiser l'utilisation de l'espace, vous devez disposer de capteurs ou de données d'enregistrement intégrées au même système.
  • Répartition des équipes par quartier et limitation du nombre de participants. Cela vous permet de regrouper les équipes et d'éviter qu'un mercredi en particulier ne devienne ingérable.
  • Libération automatique en cas d'absence. Si une personne réserve et ne se présente pas, le poste est remis en disponibilité au bout de 15 à 30 minutes. Sans cette mesure, les réservations fantômes donneraient l'impression que le bureau est complet alors qu'il ne l'est pas.
  • Le système évolue avec vous. Commencer par les postes de travail, c'est très bien. Assurez-vous simplement de pouvoir ajouter des salles ou des visiteurs par la suite sans avoir à tout refaire et à former à nouveau tout le monde.

Comment les pièces s'assemblent

La véritable valeur réside dans la communication entre les différents outils. Une réservation doit être synchronisée avec Outlook ou Google Agenda afin que les utilisateurs puissent la consulter depuis leur interface de travail. Elle doit également déclencher un rappel sur Slack ou Teams. Idéalement, elle devrait mettre à jour les droits d'accès à l'étage, de sorte qu'un bureau réservé permette également à la personne concernée d'accéder aux locaux.

Et les données des capteurs devraient s'afficher dans le même tableau de bord que les réservations, afin de ne pas avoir à regrouper trois sources différentes. Lorsque ces sources ne sont pas reliées entre elles, cela génère davantage de travail manuel que ce que vous avez supprimé, et les utilisateurs s'en rendent compte.

Développer ou acheter, et une seule plateforme ou plusieurs

Certaines équipes tentent de gérer leur mandat à l'aide d'un tableur et d'un calendrier partagé. Cela fonctionne très bien jusqu'à ce qu'un premier problème survienne, généralement dès le deuxième étage ou dès la première fois où quelqu'un a besoin d'un espace pour mener des négociations de bail. La plupart des organisations comptant entre 50 et 5 000 collaborateurs constatent qu'un véritable outil finit par être rapidement rentabilisé.

L'autre choix consiste à opter pour une plateforme unique plutôt que pour plusieurs outils spécialisés. Vous pouvez mettre en place une application de réservation de bureaux, un outil distinct pour la gestion des visiteurs et faire appel à un fournisseur de capteurs différent, mais vous devrez alors vous soucier des intégrations et de la dispersion des données entre différents systèmes. Une plateforme unique est plus simple à gérer et vous fournit un ensemble de données homogène, mais cela se fait au détriment de la flexibilité si vous disposez déjà d'un outil qui vous convient parfaitement dans un domaine particulier.

Voici un aperçu des différentes catégories en fonction de ce que vous cherchez principalement à résoudre :

On cherche principalement à déterminer Des outils qui méritent le détour Remarques
Tout au même endroit (bureaux, salles, visiteurs, capteurs) elia Matériel propre, fonctionne sur Teams et Slack, géré par l'équipe Workplace
Les salles de réunion d'abord Robin Gestion efficace de la réservation des salles et des rapports
Règles de réservation complexes, campus, laboratoires Skedda Un contrôle précis permettant de déterminer qui réserve quoi et quand
La sécurité des visiteurs et celle du bâtiment avant tout Envoy Flux de travail détaillés pour les visiteurs ; réservation ajoutée ultérieurement
Coordination au sein de Microsoft 365 Lieux Microsoft Ça va pour les chambres standard ; les bureaux personnalisés et les outils d'analyse sont en supplément
Aménagement des locaux et déménagements d'entreprise OfficeSpace Gestion des déplacements, modélisation de scénarios, importations CAO

En termes de coûts, les plateformes dédiées à l'environnement de travail reviennent à un montant annuel compris entre quelques milliers et une dizaine de milliers d'euros pour un bureau de taille moyenne, les capteurs constituant un supplément matériel facturé à l'unité. Pour être honnête, le logiciel représente rarement la partie la plus coûteuse d'un programme de retour au bureau. Votre loyer coûte bien, bien plus cher que n'importe quel outil.

Retour au bureau au Canada

La réglementation fédérale et ses implications pour les employeurs

Au Canada, le retour au bureau (RTO) concerne avant tout la fonction publique fédérale, où cette mesure touche des dizaines de milliers de fonctionnaires fédéraux répartis dans des dizaines de sites. Depuis fin juin 2026, les cadres de l'administration publique centrale sont déjà tenus d'être présents sur leur lieu de travail cinq jours par semaine, cette mesure étant entrée en vigueur le 4 mai 2026.

Tous les autres fonctionnaires fédéraux essentiels devront se rendre au bureau au moins quatre jours par semaine à compter du 6 juillet 2026, contre les trois jours de présence obligatoire en vigueur depuis septembre 2024. D'autres organismes, notamment l'Agence du revenu du Canada (quatre jours), sont vivement encouragés à suivre cet exemple.

Tout ne s'est pas déroulé sans heurts, et c'est justement ce qu'il faut retenir. L'Alliance de la fonction publique du Canada a qualifié cette décision imposant quatre jours de travail de « gifle », et les syndicats ont souligné que le gouvernement avait modifié les conditions de travail en cours de négociation, ce qu'ils ont signalé comme pouvant constituer un motif d'action en justice.

Même si vous n'avez absolument rien à voir avec la fonction publique, il y a beaucoup à en tirer :

  • Organisez votre retour dans l'espace dont vous disposez, à l'instar des services en manque de bureaux qui ont été autorisés à échelonner leur retour.
  • Choisissez dès maintenant votre type de place, car la réintroduction des places attribuées dans l'ensemble de la fonction publique fédérale n'est pas sans raison.
  • Et si vous modifiez les conditions de travail du personnel syndiqué ou sous contrat, vérifiez bien vos obligations avant de vous exprimer publiquement. C'est souvent en modifiant les termes d'un accord en cours que les problèmes juridiques commencent.

La LPRPDE et les langues officielles

Dès que l'on commence à enregistrer les présences au Canada, la législation sur la protection de la vie privée prend soudainement une importance capitale. Les passages de badge, les journaux de connexion Wi-Fi et les registres de réservation de bureaux sont considérés comme des informations à caractère personnel, au même titre que les numéros de carte bancaire ou vos antécédents médicaux. Pour les employeurs privés relevant de la réglementation fédérale (banques, compagnies aériennes et autres), la LPRPDE (Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques) définit les règles régissant la collecte et l'utilisation de ce type d'informations.

La situation est un peu complexe selon les provinces… Certaines ne disposent pas de leur propre législation régissant le traitement des données des salariés par les entreprises privées ; ainsi, dans des régions comme l’Ontario et la Nouvelle-Écosse, il faut s’appuyer sur un ensemble hétéroclite de normes du travail, de droit commun, de contrats et de conventions collectives pour s’assurer que tout se passe dans les règles. La Colombie-Britannique, l’Alberta et le Québec disposent quant à eux de leur propre législation. La première étape consiste donc simplement à déterminer quelles règles s’appliquent à votre situation.

Je ne suis pas juriste, je vous conseille donc vivement de consulter un avocat si vous souhaitez en connaître les détails. Mais l'essentiel de ce qu'indique le Bureau du Commissaire à la protection de la vie privée est raisonnable : toute surveillance doit répondre à un objectif concret, et il faut toujours privilégier la méthode la moins intrusive pour atteindre cet objectif. Vous n'avez pas besoin de consentement si les données sont nécessaires à la gestion du lieu de travail, mais vous devez être transparent sur ce que vous collectez et pourquoi.

Par où commencer pour mettre en place votre RTO ?

Si vous ne devez faire qu’une seule chose cette semaine, comptez le nombre de bureaux par rapport au nombre de jours que l’on vous a demandé d’imposer. Ce simple chiffre vous indiquera si vous avez un travail de communication ou un chantier de construction qui vous attend.

À partir de là, la marche à suivre est simple : aménagez les locaux, choisissez un outil de réservation qui plaira aux utilisateurs, prévoyez un délai suffisant et adaptez-vous au fur et à mesure que vous acquérez de l'expérience. Les aspects liés à la conformité revêtent une importance particulière si vous êtes au Canada ; dans ce cas, faites intervenir le service juridique dès le début.

Si vous préférez ne pas gérer tout cela à partir d'un tableur, elia se charge pour vous des calculs nécessaires à la gestion des mandats, depuis la réservation jusqu'aux données d'occupation. Le meilleur moyen de voir si cette solution correspond à votre configuration est de la tester avec votre propre plan d'étage et vos effectifs ; si cela vous intéresse, c'est donc par là qu'il faut commencer.

Votre bureau, enfin synchronisé

Aidez les équipes à trouver l'espace dont elles ont besoin, au moment où elles en ont besoin.

Réservation de bureau Elia
est spécialiste en marketing de contenu chez elia. Forte de plus de 10 ans d'expérience dans le domaine, elle écrit sur les tendances en matière de milieu de travail et les outils qui aident les équipes à travailler plus intelligemment. À la fois stratège et conteuse, Tamara apporte autant de données que de créativité, avec une touche de Moon Prism Power, à chacune de ses créations. 🌙✨
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    Questions fréquemment posées

    Réponses à vos questions les plus fréquentes

    Combien de jours par semaine dure généralement une obligation de présence au bureau ?
    De quel logiciel ai-je besoin pour gérer un mandat RTO ?
    Quelle est la différence entre une obligation de retour au bureau et une politique de travail hybride ?
    De combien de bureaux ai-je réellement besoin pour un mandat ?
    Quel délai faut-il prévoir avant qu'un mandat ne prenne effet ?
    Les obligations liées au RTO permettent-elles d'améliorer la productivité ?